Sens Gelé
Il a pris
Un bâton
Dans sa main
Il a marché
Sur son bâton
Jusqu’au lac
Il a porté
Un regard
Sur le lac
Glacé
Il y a vu
Ses noyés
Et ses peines
Et de eau, inacceptablement
Coupable
Il a frappé
De son bâton
Le lac éclaboussé
Mais cette eau
Dérangée
Est restée inchangée
Alors
Il a posé
Son bâton
Sur la rive
Et il a
Attendu
Le monde
Que l’hiver
Ne gèle
Puis
Il est monté
Sur le lac
Glacé
Punir
De son bâton
La surface
Gelée
Et la glace
En éclat
En céda
Et tout fut emporté
Et ses peines
Et ses croix
Et son bâton
Ses poids
Et lui, si tristement
Son cœur ankylosé









Le 23 août 2009 à 17:19
Les habitants, les pêcheurs, de sa mort, furent étonné.
A quoi bon être prophète si on ne sais pas nager ?
Nous qui vivons avons su nager le coeur lourd et le corps gelé jusqu’à la rive. Nous n’avons pas de bâton ni la tête barbue et haute, mais puisqu’il faut survivre.
Le 25 août 2009 à 14:45
Survivons nous
Le monde
Aveugles et trépanés
En gouttes larmes
Et parmes
De nos grands
Corps gelés ?
Il, le prophète,
Et ses sens,
Peut être.
(mais qui dit qu’il vit ? Ou est-ce donc un prophète donc ?)