Autre bout
Dimanche 25 mai 2008Quand je serais parti, mort, sur les contrées du monde, je pourrais arborer un fier sourire vengeur; libre; enfin.
Quand je serais parti, mort, sur les contrées du monde, je pourrais arborer un fier sourire vengeur; libre; enfin.
Mon âme auprès d’elle est comme un chiot fou qui s’éveille à la vie.
A lua
essa luar
que cai
no ar
Le train crevait le ciel de chien qui pendait bas, comme une panse vidée. J’accourrai vers l’effroi et sa réalité. La vitre claquait les gouttes en parallèle.
Je veux mourir
la bouche aimante
et goulûment
au fil
d’une fille
L’aube caressante
décrit comme un parfum
dans la nuit qui m’enivre
Ô — Moments incertains où nos rêves vacillent
Soleil couchant.
L’horizon.
L’horizon.
L’horizon.
Tellement
Qu’on en est prit
De flamboiements livides
J’ai crié quelque chose qu’il n’a pas entendu.
Il s’est retourné. M’a regardé. A tourné les talons et est parti.
Le froid m’a happé sans un bruit.
On tombe en écriture comme on tombe en amour :
Obstinément et sans espoir.
C’est le matin.
Le village
frémit - seul.
La cloche broie le temps en secondes.