Sans tête
Jeudi 29 novembre 2007Réalité décapitée,
Tu vas à sombre-culons,
Comment veux tu que nous vivions,
Au son des rêves pilés ?
Réalité décapitée,
Tu vas à sombre-culons,
Comment veux tu que nous vivions,
Au son des rêves pilés ?
Inspiration : Les sept dragons
Et l’univers s’en est allé,
Au son des âmes pleurées,
Vers un horizon vert et grand,
Aux polychromes géants.
Je ne puis pas dire que je suis ni vivant.
Mais un peu à côté.
Juste.
Les larmes sont à genoux et innondent le coeur à nos hommes tombés.
Léger, la feuille s’est envolée.
Elle t’a frôlée et caressée en passant.
Par la fenêtre ouverte, elle est partie de par le monde, papillon blanc, se balader, se promener, de place en place et en allée.
Elle rencontra ici et là des mots solitaires et aimés qui, un à un, se sont joints au cortège qui se formait […]
Ne vit pas qui n’est pas amoureux :
On a beau s’essouffler en brassant le présent,
Tout est mort.
- Vivons aimant -
Le vaste monde est plein en noir :
Ca engorge les toiles aux couleurs cachées,
Ca sombrit, ca déravive,
Ca enfonce les poids et endrape léger,
Ca surpèse, ca désallège,
Et ca laisse couler des douleurs brisées.
Luminausées-tachées.
Sans passion, il avait gueulé avec la gueule ouverte :
Métèque et Toi !