De l’autre - chute
Vendredi 13 octobre 2006Funambule figure sur un ciel en volutes,
Il marchait sautillant pour éviter la chute :
Glissant fracas sous les toits,
Tombé en bas.
Funambule figure sur un ciel en volutes,
Il marchait sautillant pour éviter la chute :
Glissant fracas sous les toits,
Tombé en bas.
L’amour ne pouvait courir nue :
il lui fallait un châle.
Elle prit forme au matin en une nuit de brume,
découvrant l’ombre de son amour en son sein.
Las, s’étire et minaudant, le chat-vie s’improvise, gardien-maître du temps.
A coeur perdu, ce déserté,
Oublié tant et tant de fois,
S’accroche un poul, rythme brisé,
Et ce je ne sais trop pourquoi ;
Il battait la campagne,
S’essoufflant à la vie,
Cogné à l’aveuglette,
Ô lueurs d’escampette,
Il, dis-je, têtu pour s’effronter,
Imperturbable métronomé,
Demeure à s’en dépendre,
Maître de mes pensées.
Ma Dame, je vous prie, aimez-moi pour qui suis-je.
Il n’y avait au monde qu’un étrange sentiment diffu pour la vie :
L’aimerait-il ?
Une, deux, trois gouttes tombes et s’écrasent plus bas. Une peau chaude, un visage sombre, et de grand yeux ouverts, brumeux et bleux, qui regardent au loin un avenir diffu et blanchi par les ans : me voici, et la main qui écrit m’appartient.
Note : écrit en 98
La préhension instinctive d’être toujours vivant :
Sensation diffuse.
Pourquoi
Ne jamais dire
Ce qui est ineffable
?
Il est tentant de croire au temps
et à la mort qui passe
et trépasse les hommes.