Brise
Samedi 15 août 2009Le vent
innocent
Arrache
les tempêtes
Le vent
innocent
Arrache
les tempêtes
Que sont-ils devenus - ces vivants
Au fond du ciel profond
Marqué de fleurs de suie ?
Qu’est-il arrivé au gras - cavale de l’oubli
Que beuglent en silence les tourments de nos nuits ?
Ils dorment indolent, sur fond de pierre grise,
Posés fêstant folies dans les herbes - tranquilles
Triste ciel - pierre - morne et terne - ciel - […]
Grondements sourds et sang,
Comme l’immense horizon rouge
De désespoirs aveugles.
Mon moi aveugle
étouffe
de devoir
fermer les yeux
pour y voir,
enfin,
quelque chose.
Un cri de dans la nuit t’étouffe
Comme un râle de désespoir abrupt
Ou l’intarissable source d’un abandon caché.
J’ai pensé la mort au second plan du monde.
D’abord quelque chose,
Puis la mort.
Résonance : Vivre-tu ?
J’aimerai bien dire quelque chose,
Faire quelque chose,
Croire quelque chose,
Mais non,
– rien
La nuit
La vie
M’emporte
Mon œil s’essouffle.
Ici la ville
Plus loin la ville
Encore plus loin la ville
Et, sous ce déluge fatal de toits briques,
Des trajectoires de corps aveugles.
Mon cœur est sec comme un caillou plein de grève, et qui pleure.
Volé. On m’a amputé de choses que rien de moi ne pouvait s’en défaire.