Franchir
Vendredi 23 mai 2008On tombe en écriture comme on tombe en amour :
Obstinément et sans espoir.
On tombe en écriture comme on tombe en amour :
Obstinément et sans espoir.
Notre âme se découpe
Au long couteau de l’écriture
J’ai passé des jours entières à contempler un mot.
Comment leur dire ?
Comment leur exprimer ?
Ma plume se suspend à la contemplation intense des beautés qui m’entourent : à quoi sert donc d’écrire ? - Contemplons !
Car j’en oublie alors de déposer mes mots sur le blanc du papier qui attend : vivons présent !
Peut-être suis trop jeune et trop bercé d’insousiance pour parler :
Sans doute vaudrait-il mieux que je me taise.
Léger, la feuille s’est envolée.
Elle t’a frôlée et caressée en passant.
Par la fenêtre ouverte, elle est partie de par le monde, papillon blanc, se balader, se promener, de place en place et en allée.
Elle rencontra ici et là des mots solitaires et aimés qui, un à un, se sont joints au cortège qui se formait […]
J’ai rencontré ta voix, simplement, ta voix.
Pourquoi
Ne jamais dire
Ce qui est ineffable
?
Pourquoi écrire, si ce n’est décrire le monde en le contant à sa manière ?
Surtout, ne vous tracassez pas avec la signification d’un texte qui vient :
Il y aura toujours quelqu’un pour vous la donner, après.