Ici Bas
Samedi 15 août 2009J’habite un pays
Aux champs carrés
Et vaches cubes
- Tout plat
Si plat que l’infini
Noie l’horizon venteux
J’habite un pays
Aux champs carrés
Et vaches cubes
- Tout plat
Si plat que l’infini
Noie l’horizon venteux
Je suis un poète sans écrit, sans grande œuvre, sans beau papier, comme un poète glacé, figé d’attente, sans avancée, dans un long rêve arrêté ;
- suis-je un poète oublié ?
Une, deux, trois gouttes tombes et s’écrasent plus bas. Une peau chaude, un visage sombre, et de grand yeux ouverts, brumeux et bleux, qui regardent au loin un avenir diffu et blanchi par les ans : me voici, et la main qui écrit m’appartient.
Note : écrit en 98
Un site internet :
comme si j’avais levé la main du bout des pieds en m’écriant : “J’existe”,
d’une voix si forte qu’elle se perdait de noeud en noeud
pour mourir, en rebonds, sur la toile du web.